| Présentation
d'un maître d'école le 2 septembre 1842 / Extraits
Louis Gottfried Leboeuf né le
8 avril 1823 à Saint Sauveur les Bray suite à la démission
du sieur Brouard du 15 août 1842
pièces à l'appui :
brevet de capacité pour l'instruction primaire élémentaire
provisoire du 24 août 1842
certificat de moralité délivré par trois conseillers
municipaux et le maire de Melun
relevé des notes "pendant la durée de son cours à
l'Ecole Normale de Melun
fonctions d'instituteur communal de
Cerneux :
1° tenir l'école pendant
le temps prescrit par le réglement du comité de l'arrondissement
de Provins du 10 mars 1837
2° sonner avec la cloche de l'église
l'entrée des classes deux fois par jour le matin à sept
heures trois quart et l'après-midi du 1° novembre au 1°
mars à midi et demi et dans les autres temps à une heure,
la sortie du matin à onze heures et l'après-midi au plus
tôt à quatre heures
3° de se conformer aussi au réglement
du comité d'arrondissement de Provins pour ce qui concerne la méthode
d'enseignement à suivre à moins qu'il ne fut autrement ordonné
par le comité local d'accord avec le conseil municipal.
4° de sonner les angélus
selon l'ancien usage une fois par jour le matin à cinq heures puis
à midi et enfin à 8 heures du soir (variable suivant saison)
5° de faire pour les habitans de
la commune à une distance pas plus éloignée que trois
kilomètres de Cerneux et sur l'étendue du territoire, un
mesurage ou vérification de mesure de terres, prés ou bois..
de lever une contestation avec les tenanciers...
(article 5 abrogé, ainsi que l'article 9 par décision de
l'instituteur le 14 avril 1844)
6° de remplir les fonctions de
clerc paroissial en l'église de Cerneux autant qu'il le sera agréable
au prêtre desservant la paroisse avec l'obligation de tenir l'église
dans un état de propreté et de soigner les ornemens ainsi
qu'il est en usage par le clerc paroissial et avec le droit de percevoir
une rétribution de 6 francs pour chaque mariage, enterrement de
1° classe et quatre pour ceux de 2° classe; et pour chaque inhumation
en le chargeant de payer le fossoyeur et le sonneur une somme de 7 francs
pour les enterrements sans messe 1° classe et trois francs aussi pour
la messe ou service, cinq francs pour ceux de 2° classe non compris
la messe qui sera de deux francs et celle de quatre francs pour chaque
enterrement d'enfant de l'âge de trois à douze ans et celle
de trois francs pour les enfants au dessous de l'âge de trois ans.
7° Le conseil municipal au nom
de la commune s'engage envers ledit Leboeuf qu'il accepte pour instituteur...
de lui fournir conformément aux dispositions de la loi du 28 juin
1833, une salle pour tenir ses classes et un logement convenable pour
lui et sa famille
8° de lui faire annuellement indépendamment
de la rétribution mensuelle des élèves... un traitement
de quatre cents francs à moins que de mécontentement de
la part de la commune. (détail de la rétribution en 1833
plus loin : 25 enfants qui apprennent à lire 0,50 f/mois, soit
12,50f / mois ou 125f/an de dix mois; 15 enfants qui apprennent à
lire et écrire, 0,75f/mois soit 112,50f/an; 15 enfants qui apprennent
en plus le calcul, la grammaire et la géographie 1,25f/mois soit
187,75f/an. Traitement annuel 824,75f/an)
9° de lui faire faire aussi tous les ans par les cultivateurs les
charrois de bois dont il aura besoin pour son chauffage et ce en considération
des mesurages de terre qu'il pourra faire.
Cerneux le 6 novembre 1842
Monographie de l'instituteur 1889 Firmin
Alexandre Pelletier 30 Z 58
Et Cerneux administration générale de la commune 335 Edt
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La salle de
classe de Cerneux avant 1825
Dans l'origine la salle de classe
était un pauvre bâtiment non carrelé, c'est à
dire dont le plancher était en terre battue et plus ou moins uni.
Une seule fenêtre éclairait ce réduit de 25 mètres
carrés où étaient entassés l'instituteur et
une cinquantaine d'écoliers des deux sexes. Une seule table, placée
au milieu de la salle était destinée aux élèves
qui écrivaient: les autres étaient sur des bancs le long
des murs. Si la table était trop petite pour tous les écrivains,
ils y venaient à tous de rôle ou écrivaient sur leurs
genoux.
En 1825, la salle de classe fut agrandie et carrelée, mais elle
était encore insuffisante et la construction d'une nouvelle école
s'imposait de plus en plus. En 1845, de nouveaux bâtiments furent
construits à côté de l'ancienne école qui fut
démolie et transformée en jardin...
Monographie de l'instituteur 1889 Firmin
Alexandre Pelletier 30 Z 58
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