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Les horloges |
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Louis Pierre Pilliot, ancien sabotier, maître d'école à Marolles en Brie 77 de 1828 à 1841, put s'offrir le luxe d'une horloge, grâce, principalement à son activité de cultivateur plus que par ses faibles salaires de maître d'école et secrétaire de mairie.
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"L'an mil huit cent vingt neuf, le dix neuf mars moy
Louis Pierre Pilliot a achetez une pendulle que l'on nomme Contoise faite
en cuivre et assiée, araison de soixante quatre franc la pendulle,
et a garentire pendant une an entier, ladite pendulle répette les
heure et a été montée le dix neuf mars 1829 par Lalement
qui me la vendu qui est George. |
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Mon histoire personnelle recoupe celle des maîtres Pilliot car une comtoise de la même origine m'a été transmise par mes grands parents natifs de Marolles. "Le sieur Gorge Warlet, Lalement" se révèle être Georges Verlé, établi à "Coulommier". A rapprocher d'un autre Verlé, qui a laissé une trace en 1911 à Besançon, horloger, originaire de la Chaux de Fonds en Suisse, d'où le surnom "Lalement" attribué à ce "Gorge Warlet". (Il existe un Musée international d'horlogerie à la Chaux de Fonds) On retrouva la comtoise de Louis Pierre chez sa fille Euphrasie; elle faisait partie des "Etat des effets et mobilliers qu'à reprit Euphrasie Pilliot le 14 octobre 1844", l'année de son mariage "Une horloge avec sa boite 65 F" François Sylvain, fils de Louis
Pierre, lui aussi maître d'école, acquit aussi une "pendulle",
livrée à domicile à Bezalles, puis réglée
par l'horloger Saintonge. |
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Cette pendule (une comtoise ?) fut payée par Louis Pierre après le décès prématuré de son fils, le 4 août 1844, deux mois seulement après l'achat : "Etat des reçu que j'ai payé pour mon fils Louis François Silvain Pilliot de son vivant instituteur à Bezalle... Le 8 octobre 1845 donné à M. Saintonge horlogé à Coulommier pour la pendule que mon fils lui a achetté 70 francs." L'une des filles de Louis Pierre, Aspasie,
propriétaire d'un pensionnat à Paris, possédait aussi
une horloge qui se retrouva dans la chambre de sa soeur Perrine, après
le décès d'Aspasie en 1846, deux ans après son frère
: "Je suis pourtant bien de dessus mon lit,
je suis en face de la pendulle à ma pauvre soeur, je vois l'heure
qu'il est quand je serai dans notre maison, je vairai la pendulle à
mon pauvre frère Pilliot..." en 1849, Perrine était,
elle aussi, mourante... |
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