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Les horloges
du maître d'école de Marolles en Brie
et de ses enfants

Louis Pierre Pilliot, ancien sabotier, maître d'école à Marolles en Brie 77 de 1828 à 1841, put s'offrir le luxe d'une horloge, grâce, principalement à son activité de cultivateur plus que par ses faibles salaires de maître d'école et secrétaire de mairie.

Doc : salaires de Louis Pierre Pilliot, maître d'école à Marolles de 1828 à 1841
Dossier : les Pillot, une lignée de maîtres d'école à Marolles / 4 pages

"L'an mil huit cent vingt neuf, le dix neuf mars moy Louis Pierre Pilliot a achetez une pendulle que l'on nomme Contoise faite en cuivre et assiée, araison de soixante quatre franc la pendulle, et a garentire pendant une an entier, ladite pendulle répette les heure et a été montée le dix neuf mars 1829 par Lalement qui me la vendu qui est George.
Le trente avril mil huit trente j'ai donné au sieur Gorge Warlet horlogér la somme de quarante francs.Du quinze décembre 1830, avoir donné au sieur Gorge horlogé cinq francs. Du huit juin 1831 avoir donné au sieur Gorge horlogé la somme de sept francs. Du dix septembre 1831 donné au sieur Gorge horlogé la somme de huit francs.

Mon histoire personnelle recoupe celle des maîtres Pilliot car une comtoise de la même origine m'a été transmise par mes grands parents natifs de Marolles. "Le sieur Gorge Warlet, Lalement" se révèle être Georges Verlé, établi à "Coulommier". A rapprocher d'un autre Verlé, qui a laissé une trace en 1911 à Besançon, horloger, originaire de la Chaux de Fonds en Suisse, d'où le surnom "Lalement" attribué à ce "Gorge Warlet". (Il existe un Musée international d'horlogerie à la Chaux de Fonds)

On retrouva la comtoise de Louis Pierre chez sa fille Euphrasie; elle faisait partie des "Etat des effets et mobilliers qu'à reprit Euphrasie Pilliot le 14 octobre 1844", l'année de son mariage "Une horloge avec sa boite 65 F"

François Sylvain, fils de Louis Pierre, lui aussi maître d'école, acquit aussi une "pendulle", livrée à domicile à Bezalles, puis réglée par l'horloger Saintonge.
Samedi premier juin 1844 : "mon cher enfant arrivé chez nous le soir, avec son frère Achille, en me disant qu'il venait pour aller demain matin à Coulommier, pour commander une paire de soullier et achetter une pendulle, le lendemain dimanche deux juin, nous voila partis à Coulommier, le concour des bestiaux se tenait ce jour là .... Etant arrivé à Coulommier, nous avons achetté une pendulle chez M. Saintonge qui coûte 70 francs, il a envoyée à Bezalle par la voiture de M. Viennot, et il a été le jeudi suivant chez mon fils posser sa pendulle."

Cette pendule (une comtoise ?) fut payée par Louis Pierre après le décès prématuré de son fils, le 4 août 1844, deux mois seulement après l'achat : "Etat des reçu que j'ai payé pour mon fils Louis François Silvain Pilliot de son vivant instituteur à Bezalle... Le 8 octobre 1845 donné à M. Saintonge horlogé à Coulommier pour la pendule que mon fils lui a achetté 70 francs."

L'une des filles de Louis Pierre, Aspasie, propriétaire d'un pensionnat à Paris, possédait aussi une horloge qui se retrouva dans la chambre de sa soeur Perrine, après le décès d'Aspasie en 1846, deux ans après son frère : "Je suis pourtant bien de dessus mon lit, je suis en face de la pendulle à ma pauvre soeur, je vois l'heure qu'il est quand je serai dans notre maison, je vairai la pendulle à mon pauvre frère Pilliot..." en 1849, Perrine était, elle aussi, mourante...
Source : Journal de Louis Pilliot commencé en 1785 AD77 279J2

Doc : maladies et décès des enfants de Louis Pierre Pilliot


 

Dossier : les Pillot, une lignée de maîtres d'école à Marolles

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