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Etienne Fare Charles Huvier/16
vicaire de Marolles 1749/1752
Une lignée de maîtres d'école / 1

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De tous les paroissiens de Marolles en Brie (77), le plus proche du vicaire Huvier fut certainement Louis Pilliot, 1720/1786, greffier de la prévôté de Marolles, maître d'école et clerc paroissial.
"Loüis" était le fils de Louis Pilliot, 1686/1736, et père de Louis Pillot 1756/1827, lui-même à la fois oncle et beau père de Louis Pierre Pilliot 1795/1870. Tous ces Louis furent maîtres d'école de la petite paroisse de Marolles presque sans interruption depuis 1701 jusqu'en 1841.
Ils ont laissé de nombreuses traces dans les journaux qu'ils rédigèrent : Louis II (ajoutons des numéros, pour éviter les confusions) débuta le sien en 1767 AD77 279J1, Louis III en 1785 AD77 279J2. Il est fort probable que le premier de la lignée avait aussi tenu ses comptes dans un autre livre de raison ...

... Une mention de la nomination de Louis Pilliot I comme greffier de la prévôté de Marolles ne figure pas dans les journaux conservés, mais avait été relevée par l'instituteur pour sa monographie en 1889; il eut accès à ce document qui n'a pas été conservé : "Nous soussigné, Nous seigneur de Marolles et du Bois-Saint-Martin, l’exercice du Greffe de nos Justices de Marolles et du Bois-St-Martin estant vacante par le délaissement de Jacques Barbier sy devant nostre greffier, nous avons pourvu et nommé la personne de Louis Pilliot maistre d’écolle demeurant au dit lieu. Mandons à nostre prévost des dites justices qu’après les soumissions faite il recoive et admette audit exercisce et fonctions. Et à notre procureur fiscal de consentir. Donné en nostre chasteau dudit Marolles ce dix septième avril mil sept cent quinze. Signé : de Marolles." Monographie de l'instituteur de Marolles en 1889 AD77 30 Z 372

On a la preuve que son prédécesseur, Cendrier, tenait lui aussi un journal des événements de sa paroisse, distinct des registres dans lesquels le vicaire Huvier avait vainement cherché trace d'un baptême :
"... ledit Messire Estienne Charles Farre Huvier prestre vicaire deservent ladite parr. de Marolle qu'il a fait une parfaite rechef (recherche) dans registres des baptesme sépulturre mariage de l'église parroissialle dudit Marolle, sans avoir poûvoir pû trouvé l'extrait de baptesme de Pierre Thomas filz de deffunt Pierre Thomas, et de deffunte Anne Camus... attestons que ledit Pierre Thomas ... a ettée baptissée sur les fond de baptesme de l'église parroissialle dudit Marolle le neufiesme mars mil six cent quatre vingt cinq ... suivant un petit livre qui a ettée présenté par ledit Pilliot clerc, écrit, et non signé par Cendrier l'encien maistre d'école dudit Marolle..." Acte de notoriété du 14 avril 1752 minutes du notaire Camus 67 E 12

Louis II fut maître d'école dès 1736 comme l'atteste son "Livre journail de Louis Pilliot ... a commancer du 25 novembre 1736 que je eté reçû Maitre d'Ecole après le deces de feu Louis Pilliot mon cher pere qui a eté aussy Maitre d'Ecolle et greffier dudit Marolles le tems de trente cinq ans. Ce livres fait le trente octobre 1767". Le journal transmis par la famille aux Archives départementales ne commence qu'en 1767, soit trente et un ans après sa prise de fonction. Il est fort probable qu'il avait tenu un premier livre de raison avant celui-ci, ou poursuivi celui de son père, puisque ce fut le cas pour les journaux conservés...

Deux journaux, près de cinq cents pages (quelques unes étant restées vierges) sont une mine de renseignements, tant sur les événements familiaux chez les Pilliot, leur profession (mieux vaudrait dire : leurs professions, comme on verra plus loin), leurs ressources, mais aussi sur la vie d'un village pendant plus d'un siècle.
Les deux Louis Pilliot avaient débuté leur journal avec grand soin. La page de garde de celui de 1767 avait été minutieusement calligraphiée, mais sur trois lignes seulement avant d'être terminée en cursive. Ensuite, chaque page était consacrée à une famille dont les enfants allaient à l'école, comme, ci-dessous, ceux de Pierre Duval, manouvrier au hameau de Bois Saint Georges (mon ancêtre). La page de garde du journal de 1785 fut soigneusement calligraphiée de deux plumes. Quelques mentions paraissent incongrues, comme, ci-dessous, des paiements pour les années 1736 et 1740 sur un journal débuté en 1767, ou ce
"Mémoire des Enterrement que je fait depuis le 24 novembre 1736 que je été reçû Maitre décolle à Marolles jusqu'à l'année 1761 je fait cent dix sept enteremens tant grands corps quenfans." qui, au lieu de commencer en 1736, débute en 1761.

Doc : page de garde du journal de 1767
Doc : page de garde du journal de 1785

 

 

Au fil des années, des ajouts aux encres diverses, des ratures firent perdre aux journaux leur belle ordonnance. Leurs marges servirent de brouillons pour des calculs, des essais de copie ou de signature, n'y manqueraient que des dessins (on n'en trouve qu'un seul, un plan relatif à la fonte des cloches, voir le lien ci-dessous.)
Louis Pierre Pilliot (1795/1870), dernier maillon de la chaîne d'instituteurs à Marolles, tira grand profit des espaces et des pages vierges des journaux. Il y nota la fréquentation de son école et les paiements des parents, mais en fit aussi son livre de raison, relatant les événements familiaux ou villageois, comme la fonte de cloches, quand le saintier s'était installé pour deux ans au milieu du chemin qui passait juste derrière sa maison, et bien d'autres choses, poursuivant les pages déjà écrites ou reprenant le volume à l'envers.

Doc : résumé du contenu des journaux
Doc : fonte de cloches à Marolles en 1857/1858

On trouve aussi d'autres rédacteurs dans les journaux, et ce, jusqu'en 1913. Les traces plus touchantes sont celles de la petite Aspasie, fille de Louis Pierre, qui mit son grain de sel dans quelques pages, comme sur celle où, entre des essais de D majuscule et les dates où les vaches ont été menées au taureau "nous avons mener notre vache blanche au robin (taureau en patois briard) le 22 juillet 1795 an 3e" Aspasie, 11 ans, glissa "fait par moi louise aspasie pilliot 1828" On découvre aussi ses essais de signature dans un document fort particulier, un acte de 1723, "renouvellement au plus offrant du bail judiciaire de la seigneurie de Molinon" AD77 279 J 3
On pourrait s'étonner de trouver, dans les archives de modestes maîtres d'école, un acte où ne figure aucun ascendant des Pilliot et relatif à une seigneurie, si on ne le rapprochait de cette note de Louis Pierre:
"Du onze mai 1833 je reconnois avoir reçu de Mr Vagon membre du Comité d'instruction de Coulommier quatre nouveaux testaments pour être distribués au élèves de l'école de Marolles." Les anciens documents servaient de supports de lecture pour les élèves de Marolles, et, accessoirement, de brouillon pour Louis Pierre et sa fille.

Aspasie, comme son frère Louis François Silvain, choisit aussi d'enseigner (plus d'une quinzaine de Pilliot ou apparentés furent enseignants). Le frère fut maître d'école, pour les enfants de Bezalles et Boisdon, Aspasie devint, très brièvement, directrice d'une "maison d'éducation de demoiselles, à Paris rue Poissonnière n°9" avant que la maladie ne l'oblige à revenir à Marolles où elle décéda, n'ayant pas encore trente ans. Ce fut aussi le triste sort de quatre enfants sur les sept de Louis Pierre : Louis François Silvain, le maître d'école de Bezalles, à 24 ans, Charles Edmond, garçon épicier à Paris à l'âge de 22 ans et Perrine Adèle, couturière à Marolles et au château, à 22 ans. Ce sera peut être relaté plus loin, car cela nous éloigne un peu trop de l'époque où Etienne Fare Charles Huvier était vicaire de cette petite paroisse.

 

Il convient d'être prudent en lisant les notes des journaux Pilliot, dans les originaux, comme dans la transcription ultérieure d'extraits par l'instituteur pour sa monographie en 1889, qui n'est pas exempte d'approximations, même s'il fit figurer plusieurs fois la mention "copie littéralement conforme". Concernant la nomination de Louis Pilliot III, il nota "L’an 1785, le dimanche 6 novembre moi Pilliot J…, j’ai été reçu maistre d’école à la place de mon père décédé. J’ai été percepteur, maire puis adjoint de Monsieur de Marolles pendant le temps de 41 ans." AD77 30 Z 251 p 24
C'était une copie, "littéralement pas tout à fait conforme" d'une note du XIX° siècle de Louis Pierre Pilliot, laissant croire, dans un premier temps, qu'elle fut rédigée par Louis Pilliot II "mon fils a été reçu maître d'école en m'a place..." on pourrait alors s'extasier devant ses dons de voyance "a resté quarante-un ans dans sa place a Marolles".
Louis Pierre avait repris la note originale de Louis II : "Le dimanche six novembre 1785 Louis Pilliot mon fils a été reçû maitre d'écolle en ma place ou je été quarante huit ans onze mois onze jours mtre d'écolle ayant été recu le 25 novembre 1736".
En passant la souris sur le document ci-dessous, on fera apparaître, sous le texte de Louis Pierre, XIX° siècle, celui de Louis Pilliot, 1785, on pourra noter l'évolution de la graphie en quelques décennies.

 

 

Louis I : "L'an mil sept cent-un, Louis Pilliot, a été reçu maître d'école de la commune de Marolles, le temps de trente cinq ans, époux de Margueritte Béguin sa femme, ledit Louis Pilliot a été maître d'école, et greffier de la commune de Marolles, depuis mil sept cent un jusqu'à mil sept cent trente six." ...
Louis II : "Louis Pilliot ... a commancer du 25 novembre 1736 que je eté reçû Maitre d'Ecole après le deces de feu Louis Pilliot mon cher pere" ...
Louis III : "L'an mil sept cent quatre vingt cinq, le dimanche six novembre Louis Pilliot mon fils a été reçu maître d'école en m'a place" "... percepteur, maire et adjoint (jusqu'en 1813) , de monsieur de Marolles, a resté quarante-un ans dans sa place à Marolles."
Louis Pierre : "L'an mil huit cent vingt huit, moi Louis Pierre Pilliot, été reçu instituteur et secrétaire de la mairie de la commune de Marolles à la place de Louis Pilliot, mon oncle Louis Pilliot et mon beau père à cause de Perrine Joséphine Thérèse Pilliot, ma femme qui était cousine germaine."

 

 

Des Pilliot se sont succédé à l'école de Marolles depuis le règne de Louis XIV jusqu'à celui de Louis Philippe, sans interruption à part peut-être une année entre le décès de Louis III en 1827 et la prise de fonction en 1828 de Louis Pierre, gendre et neveu.
Le fils prenait la succession du père. Louis II reprit l'école au décès de son père, il n'avait alors que seize ans:
"Louis Pilliot fils a été reçu maître d'école, et greffier de Marolles A commencer du 25 vingt cinq novembre, 1736 à l'âge de saize ans, à la place de feu Louis Pilliot son père".
Louis Pierre avait dépassé la trentaine quand, une année après le décès de son oncle et beau père, il changea de métier, de sabotier qu'il était, comme son père, il devint maître d'école et ce, pendant treize ans. Remplacé en 1841, il fut cultivateur pendant encore presque trente ans.

On ne pouvait continuer a enseigner les petits paysans à l'époque de Louis Philippe, comme à celle de Louis XIV. Les parents et les édiles, plus nombreux à savoir lire et écrire, ont perçu les limites de la science de Louis Pierre. Il n'est qu'à comparer deux recettes pour couper la fièvre figurant dans ces journaux; l'original proposait de mêler "une demi bouteille de vin blanc vieux, plus cinq gros de quinquina, plus cinq gros de mielle de narbonne, plus cinq gros de sirop d'escapilaire", ce que Louis Pierre transcrivit en "kinquinat, mielle de Barbonne et sirot de capulaire... Le tout étant affusé ensemble prendre cette décotion par ver un heure avant que la fièvre ne vous prenne on s'en trouve soulagé de suite."
Depuis 1808, les nouveaux instituteurs étaient formés à l'Ecole Normale. Louis François Silvain Pilliot, fils de Louis Pierre, en 1837 : "... a été admis pour entrer à l'Ecole normale du département séant à Melun comme élève maître, il a obtenu la bource entière, c'est à dire ne pas payer la pension qui était de 400 francs par an, ayant resté deux ans à l'Ecole normale, à la fin d'août de l'année 1839 après quoi il a obtenu son brevet de capacité étant très capable et très digne de le recevoir. Le premier novembre suivant nommé instituteur communal des communes de Bezalles et Boisdon." Faute d'Ecole Normale pour les filles (seulement 11 E.N. de filles en 1863), les maîtresses d'école devaient montrer leurs capacités. Aspasie "passe et obtient son brevet le 30 août 1844, dans une des salles du collège de Melun" avant d'enseigner à Montrouge puis d'acheter un pensionnat à Paris.

Les Pilliot n'étaient formés que par leurs pères, ce qui pourrait expliquer quelques lacunes en orthographe dans leurs journaux, dès les pages de garde pourtant bien calligraphiées : "Livre journail de Louis Pilliot... a commancer du 25 novembre 1736 que je eté reçû Maitre d'Ecole" "Livres journale appartien a louis Pilliot Maitre d'Ecolle a marolles fait en 1785"; et en calcul, dans le premier document ci-dessus, était-il nécessaire de poser la soustraction 1782-1772 pour savoir que dix années les séparaient ou que 15 fois 10 faisaient 150?

Comme pour le curé Huvier qui n'a laissé aucune trace de sa pratique religieuse quotidienne, les "Louis Pilliot" sur plus d'un siècle, ne laissèrent pas d'autres témoignages des pratiques au sein de leur école que deux petites notes : l'une concernant l'usage des "testaments pour être distribués au élèves de l'école de Marolles" , l'autre, une recette pour faire de l'encre : "Notice pour faire de l'ancre : 1er nois de gal 1 once, 2e Gaume arabite pour 6 sols, 3e Couperose 1 carteron , 4e Scucre candi 1 carteron, 5e bois d'inde pour 1 sols, 6e alin pour un sol, 7e vinaigre une demi bouteille. Tous ceci senploye dans deux bouteilles d'eau" AD77 279 J 2

L'instituteur de 1889, dans sa monographie n'est pas tendre avec ses prédécesseurs : "Cet enseignement à mi-temps ne pouvait guère donner de résultats appréciables et les jeunes gens de l'époque s'estimaient heureux lors du recrutement de pouvoir employer les loisirs sans profit de la garnison à la fréquentation de l'école régimentaire où ils recommençaient avec plaisir leurs premières leçons... Les progrès, et cela est attesté par le maître de l'époque, étaient presque nuls à Marolles." A Chevru, village proche, en 1837: "l'école était fréquentée en hiver par 39 garçons et 28 filles, âgés de 4 à 14 ans. 8 garçons et 6 filles seulement écrivaient; aucun ne savait faire la division."

Monographie de l'intituteur de Marolles en Brie AD77 30 Z 251
Monographie de l'intituteur de Chevru AD77 30 Z 101

 

Aspasie acquit en 1845 une "maison d'éducation de demoiselles" à Paris, 9 rue Poissonnière, non loin de la porte Saint Denis, proche de son frère Edmond qui était épicier-confiseur au 96 rue de Cléri et de l'église Notre Dame de Bonne Nouvelle, rue de la Lune, dont le curé assurait le catéchisme (ci-contre, sur le plan de Turgot 1734/1789)
Son programme a été recopié par son père :
"Voila les branches d'enseignement... Maison d'éducation de demoiselles, dirigée par mademoiselle Pilliot, rue Poissonnière n°9 : conduite, bonne tenue, politesse, le silence, ordre, exactitude, lecture, écriture, arithmétique, histoire sainte, histoire de France, catéchisme, langue française, analise, orthographe, géographie, mythologie, cosmographie, composition, répétition, travaux d'aiguille, tenue de livres, langue anglaise, dessin, musique, piagnot et danse." AD77 279 J 1
Mais il s'agit d'un pensionnat parisien pour jeunes filles et non d'une petite école de campagne, pour laquelle nous n'avons aucun document révélant le contenu de l'enseignement.

 

Avant la Révolution : "La classe ... comptait 15 à 20 élèves seulement. Ce nombre très restreint d'auditeurs dispensait la commune de se procurer un local spécial. Le logement personnel du maître et quelques bancs fournis par lui sans indemnité était suffisant." Monographie de l'insituteur 1889

Au temps de Louis Pierre, l'effectif était devenu trop important pour que le maître puisse accueillir ses élèves chez lui. Quelques mots glissés à l'occasion d'une petite cérémonie d'inauguration d'une grange sur un terrain ayant appartenu à son père révèlent l'existence d'un petit bâtiment : "L'an mil huit cent vingt sept, dans le courant d'avril, Louise Aspasie Pilliot, Louis François Silvain Pilliot, ont frappé la première pierre de la grange neuve qui est auprès du gué et de la fontaine a la costière près de la fontaine est placée la première pierre, qui a 4 pieds de long sur 3 pieds de large et 2 pieds depaisseur. Cete fondation du mur a 4 pieds de large et 3 pieds de profondeur, par ce que ses dans le sable, le pignon du petit batiment ou je fais l'école tient à cete grange." Journal de Louis Pilliot AD77 279 J 2
Inutile de descendre au ruisseau pour trouver le "gué" qui, en Brie désigne "une mare située près de l'habitation dont l'eau sert à abreuver les bestiaux et aussi de réserve en cas d'incendie" Auguste Diot, le patois briard 1930 A la Chapelle Rablais c'est ainsi qu'on nommait la mare, derrière église, servant d'abreuvoir et de lavoir quand, au XIX° siècle, la municipalité "vendait les boues du gué" Délibérations du Conseil municipal

Ci-dessous, localisation de la grange, au premier plan et du local ayant servi d'école. Au centre, plan d'Intendance, fin XVIII° siècle; à droite, cadastre "napoléonien" 1824/1850. La flèche bleue désigne le "gué", la flèche rouge les bâtiments. Il est tout à fait possible que je me trompe, merci de me le signaler.

 

 

Louis Pierre ayant noté ses propriétés et celles de son père, telles que figurant au cadastre, on peut retrouver l'emplacement de ladite grange (auprès du "gué" n°51) sur la parcelle 52 appartenant à son père. Le petit bâtiment servant d'école apparaît derrière cette grange, si l'on passe la souris sur le plan cadastral ci-dessous. Ce petit local lui était loué, pour 18 francs en 1832, 40 francs en 1840 : "7° Loyer et entretien de l'école 40 f."

Doc : salaires de Louis Pierre Pilliot maître d'école de 1828 à 1841

 

 

Louis Pierre résidait au n°32; il est possible, sans certitude, que cette maison ait aussi été celle des Louis Pilliot précédents; il ne s'agissait pas de la maison de famille de Louis Pierre au n°45, où résidait son père, Pierre Denis Pilliot, sabotier. Par contre, Louis Pierre avait épousé la descendante des maîtres d'école précédents, son épouse autant que sa cousine. Il est possible que Perrine Joséphine ait hérité de la maison de ses parents.

 

 

A la page suivante, nous allons découvrir quelques aspects de la vie d'un maître d'école au temps du curé Huvier révélés par les archives familiales. Il y aura évidemment beaucoup de lacunes car les Pilliot n'ont pas confié à leurs journaux toutes les facettes de leur métier et de leur vie quotidienne.