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1832
Choléra
Une page et demie sur le progression du choléra en France et le
nombre de victimes : 21.071 malades en Seine et Marne, 6.915 morts. Département
de la Seine, Paris : 20.950 morts; France : 200.675 morts.
1832 : Marie Louise Crésance
Bellot, veuve de François Gabriel Masson est décédée
à Forest, alors hameau de Choisy à 51 ans, le 15 juin
1832, pendant l'épidémie de choléra. En famille
avec la mère de Louis Pierre, Marie Alexis Perrine Bellot, épouse
de Pierre Denis Pilliot.
Juillet 1834 Visites de médecins
pour Perrine Pilliot
Le 17 juillet 1834 M. Desportes à fourny
à ma femme une posion calmente, une visite et un sirot.
Du 19 juillet 1834 une visite et une médecine
Du 23 juillet id. une visite et des fiolle et un sirot
Du 28 juillet id. une visite et une fiolle pour gargariser
Du 29 juillet, une visite
Du 30 juillet, une visite et un sirot
Du 31 juillet, une visite, une fiolle pour gargariser la gorge
Du 18 tout une medecine pour moi
François Desportes, chirurgien
accoucheur à Choisy en Brie
Perrine décéda six
mois plus tard, le 24 décembre 1834
1844 Denis Pilliot, père
de Louis Pierre aveugle
"Il a pris son grand père (Papa Pilliot)
par le bras parce qu'il était aveugle". Voir sa signature
au mariage d'Euphrasie en janvier de la même année.
Maladie de
Louis François Sylvain décédé le 4 août
1844
Le père assura la classe le samedi de Pâques pendant que
son fils allait à Provins, commander une demi-pièce de vin
pour 50 francs, le médecin lui recommandait le vin et la viande.
Intérim aussi huit jours après Pâques. Autre médication
: "des rafraîchissemens, tel que de la tysanne en orge, des
lavemens, des bains de siège et des cataplaces en farine de lin".
"Ce n'est pas des vents de barrés que tu as.. tu as autre
chose qui te ronge." Autre médecin de Chenoise: "c'est
une inflammation d'atestins... on vous possera dix sensus à l'anus,
vous boirez de la tisane en orge perlée, puis vous mettre dans
les bains de siège et des cataplaces bien chaux sur le ventre,
prendre des lavemens avec de l'eau de guimauve." Autre médecin,
M. Ovigne, même traitement. Autre médecin, M. Dufour à
Coulommiers, nouveau traitement : "dans une soupière un morceau
de mie de pain, un morceau de sucre, de l'eau danum, une poudre blanche,
puis on faisait boullyre de l'eau que l'on versait dans la soupière
ce qui faisait une décaution blanche pour lui boire, puis mettre
de l'eau danum sur les cataplace et dans les lavemens, tout cela était
pour lui arrêter la diarée." "Il a été
sept à huit fois dans le jardin pour faire ses besoins" "Des
lavemens avec de l'eau de guimauve, de l'eau danum et de la midon"
"Le pauvre enfant était devenu maigre, aussi maigre qu'il
n'avait plus que la peau collée sur les os, lui qui était
toujours ci gras" Idem : "du vin de Bordeaux pour lui soutenir
la poitrine, de la gelée de corne de cerf, de la tisanne avec de
la racine de grande consoude mêlé avec du sirot de plus fin
de la farmacie, plus de l'écosse de sonaroba pour faire deux lavemens
pour lui arrêter la courante." Apparition de boutons sur la
langue, bouche, lèvres "c'était l'échoflure..."
ordonnance: miel rosa pour se purger la bouche, puis se gargariser la
gorge avec de l'eau de guimauve mêlé avec du let, de l'eau
danum.." "Il était bien fatigué et avait le vent
très court, son coeur battait très vite. Dans la nuit une
sueur froide le prie..." "Ce cher enfant s'apperçu que
sa vue s'éteignait" Décédé le 4 août
1844
Octobre 1844 à 1846 Sommes
payées après le décès de son fils
279 J 1
Etat des reçu que j'ai payé pour
mon fils Louis François Silvain Pilliot de son vivant instituteur
à Bezalle (Bezalles)
Le 22 avril 1846 avoir payé à M. Dufour médecin à
Coulommier pour trois visite et consultations 30
Maladie de Charles Edmond Pilliot
décédé le 23 janvier 1847
"Mon fils Charles Edmond Pilliot, qui était
commis épicier a Paris depuis cinq ans, est attin d'une maladie
de poitrine revient chez nous sur la fin d'aout 1846 meure le 23 janvier
1847". Toussait (a fabriqué du sucre de pomme pour atténuer
sa toux), maigrissait, s'affaiblissait. Pas d'autre description de symptomes.

Maladie d'Aspasie
décédée le 26 juillet 1846
En juillet 1844, commence à souffrir de douleurs dans le cou "il
fallait qu'elle tourna son corps tout d'une pièce". Septembre
1845 : malade, douleurs dans le cou, ne peut aller à pied de Marolles
à Coulommiers. Traitement d'une grosseur comme un oeuf par 15 "sensus"
qui la firent disparaître mais fatigua Aspasie. La grosseur perce
le 7 avril; cependant, douleurs, cris, en se couchant et se levant. D'autres
plaies qui percent "on y aurait couché le doigt... qui faisait
une plaie considérable sur son pauvre coue, un trou très
profond touchait au cercle de son coue et décendait dans son estomac
d'où il sortait une si grande quantité d'humeur que tout
les linges qu'on mettaient dessus se trouvaient trempé et sa coulait
dans son estomac et dans son dos étant couchée imbibait
sa chemise. La pauvre enfant ne pouvait pas ouvrir la bouche, ses dents
se trouvaient apuyées l'une sur l'autre..."
Maladie de Perrine Adèle
décédée le 16 novembre 1849
"Ma fille Perrine Adelle Pilliot, qui était
lingère qui se portait toujours très bien avec une figure
charmante, tombe poitrinaire meure le vendredi seize novembre 1849 a l'âge
de 22 ans et neuf mois 19 jours."
... Louis Pierre alla chez le docteur Ovigne pour mettre en pratique l'ordonnance:
"Bronchite
.. chaque matin l'infusion de tussilage blanchie avec du lait et sucrée
.. une heure avant le repas un bol composé d'un gramme d'extrait
mou de quinquina, d'un centigramme d'extrait thifaïque
.. un cotaire avec la pâte de Vienne au dessous de l'aisselle droite,
un autre dans quinze jours à la même place du côté
gauche.
Mademoiselle vivra de potages gras et maigre d'oeufs frais, et de quelques
autre aliments légés qui n'entretiennent pas le dévoiement."
"elle a beaucoup souffert en lui établissant des deux petits
cotaires ... brûlait la chair et faisait une plaie de suite".
Au mois d'août, voit le docteur Dufour à Coulommiers à
cause de la fièvre "dont elle tremblait fort". Madame
de Guise qui passait au château lui "ordonner de prendre des
colimassons en lui disant qu'elle avait vu une personne attaquée
de la poitrine en employant ce remède" Au début, Perrine
ne voulut pas "prendre ces colimassons à cause du dégoue
qu'elle en avait" puis se décida "trois ou quatre par
jour il fallait couper les colimassons par petits morceux qu'elle roulaient
dans le sucre écrasé..."
Elle découvrit ses pieds enflés, puis désenflés;
"fin d'octobre cet enflure est venue elle ne l'a pas quittée
elle ogmentait toujours" jusqu'aux genoux, le cuisses, les mains.
N'a plus la force de monter dans sa chambre ...
Boutons dans la gorge, la bouche et la langue "voila des boutons
qui m'étranglerons je ne peut plus rien avaler" Font venir
"la femme à notre cousin Leroy" qui savait faire passer
les chancres. Puis le docteur Dufour : une bouteille de mixture suivant
sa formule ou Loch Blanc et du "beaume tranquil" pour l'enflure.
Demande à Simon Maurice, berger, pour faire passer le chancre.
Derniers moments avec sa famille.
Perrine a essayé de nombreuses
médications :
"... des colimassons en lui
disant qu'elle avait vu une personne attaquée de la poitrine
en employant ce remède" Au début, Perrine ne voulut
pas "prendre ces colimassons à cause du dégoue qu'elle
en avait" puis se décida "trois ou quatre par jour
il fallait couper les colimassons par petits morceaux qu'elle roulaient
dans le sucre écrasé..."
Tussilage Teneur et vertus : Les
fleurs et les feuilles du tussilage contiennent du mucilage, de la vitamine
C, des sels minéraux et du tanin. Elles sont adoucissantes, expectorantes,
anti-inflammatoires et stimulantes. Leurs vertus sont mises à
profit depuis l'antiquité pour soulager la toux et l'inflammation
des muqueuses.
".. un cotaire avec la pâte
de Vienne au dessous de l'aisselle droite, un autre dans quinze jours
à la même place du côté gauche... "elle
a beaucoup souffert en lui établissant des deux petits cotaires
... brûlait la chair et faisait une plaie de suite".
Cautère : Ulcération artificielle que l’on provoque
à l’aide d’un caustique pour entretenir la suppuration.
Pâte de Vienne extrait de la thèse vétérinaire
de Marc Antoine Duval Nantes 2002 : utilisation des feux et vésicatoires
en pratique vétérinaire équine traditionnelle française
:
"La poudre de Vienne est un mélange à parties égales
de potasse caustique et de chaux vive. La pâte de Vienne est quant
à elle préparée en utilisant de la poudre mélangée
à de l'alcool à 90°. Son action est prompte, énergique
et dépasse ordinairement de quelques millimètres de la
surface couverte."
"la femme à notre cousin
Leroy" qui savait faire passer les chancres pourrait être
:
Marie Angélique Gibert 1798/1880, épouse de Louis Denis
Victor Leroy 1791/1862
ou Catherine Alexandrine Allely 1800/1843, épouse de Nicolas
Denis Auguste Leroy 1797/1860
Les époux étaient tous deux fils de Denis leroy, charretier,
qui épousa le 20 janvier 1782 Marie Louise Sophie Pilliot, fille
de Louis Pilliot II et de Marie Jeanne Cordelier.
Des deux cousines, je penche pour Catherine Alexandrine Allely, fille
d'un maçon de l'Indre Pierre Alely décédé
à Melun le 27 floréal an XII 5 Mi 6016 p 244, 51 ans,
né à "Gurande" : Aigurande. Le Berry était
réputé être terre de sorciers ! Même réputaion
pour les bergers : Demande à Simon Maurice,
berger, pour faire passer le chancre.
Recette pour couper la fièvre
Recette pour faire passer ou couper la fièvre.
Il faut pour couper la fièvre en trois jours differant et commencer
le jour que la fièvre vous prend, vous prenez une demi bouteille
de vin blanc vieux, plus cinq gros de quinquina, plus cinq gros de mielle
de narbonne, plus cinq gros de sirop d'escapilaire, il faut mettre tout
cela ensemble dans un vasse avec la demi bouteille de vin blanc vieux,
bien écraser le tout ensemble, puis le remettre dans une bouteille,
et en prendre le tier le jour que la fièvre vous prend, sans vous
coucher, le tier le 2e jour, et l'autre tier le 3e jour, et la fièvre
doit disparître.
Cette recette vient d'un 1er médecin de Paris. A Marolles le 22
septembre 1834.
Version de Louis Pierre Pilliot
: "Manière de couper la fièvre"
Il faut mettre dans une demi boutelle de bon vin
blanc
1° trois gros de kinquinat
2° trois gros de mielle de Barbonne
3° trois gros de sirot de capulaire
Le tout étant affusé ensemble prendre cette décotion
par ver un heure avant que la fièvre ne vous prenne on s'en trouve
soulagé de suite.
Entre cette recette anonyme
et celle rédigée le 13 juillet 1846 par Louis Pierre,
on trouve bien des différences : les lettres ne sont pas formées
de la même manière, l'orthographe est beaucoup plus approximative
dans la 2° version :
boutelle pour bouteille, kinquinat pour quinquina, Barbonne pour Narbonne.
On constate aussi quelques différences dans la posologie : au
lieu de s'étaler sur trois jours, le remède doit être
pris au verre "une heure avant que la fièvre vous prenne"
(!) avec des proportions un peu différentes (3 gros au lieu de
5).
Qui fut le rédacteur de cette première version? Louis
III étant décédé en 1827 n'est pas compatible
avec la date 1834 inscrite de la même main.
Le journal a été rédigé
en partie à partir des premières pages pour les événements
familiaux, mais aussi à partir des dernières, pour des
documents divers, par Louis III, puis Louis Pierre qui utilisa les espace
vierges pour des notes, mais aussi des brouillons et des essais de graphie.
Sa fille Aspasie y mit aussi son petit grain de sel. D'où cette
recette à la page 125 et sa copie par Louis Pierre p 23
Diverses valeur du "gros"
: Le gros est une ancienne unité de masse, valant 1728 primes.
Il vaut également 3 deniers ou un huitième de l'once ou
bien encore 1/64 livres, c'est-à-dire environ 3,8 grammes. Dans
le système des apothicaires, il vaut également trois scrupules,
soit 3 × 24 grains. Le demi-gros fait donc 36 grains, c'est-à-dire
un peu moins de deux grammes. Wiki
Miel de Barbonne : miel de Narbonne
Le terme "miel de Narbonne" remonte au Moyen-Âge, il
s'agit d'un miel de garrigue récolté le jour de la Saint-Jean
(24 juin). Cette date correspond à la fin du miel de printemps.
Par la suite, il fait généralement trop sec dans cette
région pour faire du miel. Wiki
Sirop de capulaire : sirop de capillaire
: "Vous prendrez ce sirop de capillaire en cas de toux, bronchite,
catarrhe des voies respiratoires… dès lors que vous avez
une affection de poitrine, chronique ou récente.." Rustica
Manière d'arreter la
diarée
Faire bouillir des choux, jetter l'eau du premier
boullion, puis remettre d'autre, faire cuire les choux avec cette dernière
eau. Boire cette tisane en eau de chou, cela doit vous arreter la diarée
de suite.

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